Ce dimanche
9 juillet, un groupe de passionnés de nature, certains venant de loin, a suivi
Richard Bergen, guide-nature, en parcourant une promenade bien préparée dans
notre région qu’il affectionne particulièrement.
Un parcours
d’un peu plus de 4 km suivi attentivement par près de 35 participants qui, en
plus d’écouter attentivement, ont pu échanger leur savoir tout au long du
trajet.
Cueillis aux
arbres entourant le parking de départ, plusieurs petits rameaux, étaient étalés
sur le sol pour une détermination plus aisée.

C’est ainsi
qu’on a pu voir la différence entre les feuilles de Hêtre et de Charme, (feuilles
de Charme dentées, feuilles du Hêtre glabres et parfois crénelées…), les
feuilles d’un Peuplier blanc, d’un Chêne pédonculé (appelé ainsi en regardant
les pédoncules de ses fruits), le Merisier (cerisier sauvage) et aussi le
Frêne, ayant des feuilles composées et folioles en nombre impair, atteint d’une
maladie, la Chalarose, provoquée par un champignon, qui pourrait détruire 90% des
plantations.
On y voyait
aussi l’Erable champêtre et ses petites feuilles, l’Erable plane dont les
nervures de la feuille se joignent en 1 point et le Platane à feuilles
d’érables dont les nervures sont disposées d’une autre façon. Le Sycomore,
géant des érables (Acer pseudoplatanus L.) possède des feuilles semblables à
l’Erable plane.
Et vu
également : les feuilles de Tilleul à petites feuilles (feuilles glabres
et luisantes dessus), différentes de celui à grandes feuilles (feuilles
vertes sombres légèrement pubescentes sur la face supérieure et plus pâles sur
la face inférieure et dont les fleurs sont très appréciées pour la qualité de
son miel).
En
rejoignant le RAVeL, chacun a pu se rendre compte de la richesse et de la
diversité de fleurs tout au long de la balade et en voici quelques noms : l’Origan
très apprécié par les abeilles et papillons, les Ronces appréciées par une
multitude d’insectes, ses feuilles et ses fruits recherchés par des mammifères
et des oiseaux ; la Valériane, la Reine des prés, l’Epilobe hirsute, la
Gesse des prés, le Mélilot officinal (jaune), le Prunellier, le Peuplier
tremble avec sa feuille qui « vibre » au moindre courant d’air et son
tronc parsemé de petits losanges sur l’écorce, le Saule blanc, couvert de Gui,
plante hémiparasite qui fait sa propre chlorophylle et pompe de la sève de
l’arbre auquel il est attaché comme complément nutritif ce qui sous-entend que,
même si l’arbre paraît mort, il y a encore un minimum de sève qui circule. Le
fruit du Gui est transporté par la Grive draine et la Fauvette à tête noire sur
d’autres arbres (Peuplier, Pommier).
Un petit
coup d’œil sur la Chélidoine, dont la sève est utilisée pour soigner certaines
verrues, sur le Liseron blanc qui s’enroule toujours vers la droite, sur l’Epervière à
la fleur jaune-orange, complète ces découvertes.

Une petite
surprise en début de balade : caché dans un tas de feuilles mortes, un
joli Orvet que l’on a pu voir dans tous les sens en le prenant délicatement un
court instant : ses reflets bleutés en ont étonné plusieurs ; il fut
redéposé là où il a été découvert…
Une petite
cascade sur la Molignée a aussi permis de parler de la faune : Libellules,
Martin pêcheur et Cincle plongeur (à voir…un autre jour), caractérisent une eau de bonne qualité.
En
rejoignant un chemin parallèle au RAVeL, l’attention fut attirée par le travail
de Castors qui ont abattu un arbre pour « user » leurs dents afin
d’en limiter la croissance évitant ainsi
certaines blessures. Les plus petits arbres abattus font partie de leur
nourriture : ils en grignotent l’écorce.
Sur ce
chemin, l’Eupatoire chanvrine,
le Millepertuis,
la Reine des prés, la grande
Consoude, la Berce commune, la Linaire commune, la Cirse des champs, la Cirse des marais se plaisent bien…
Arrivés près
de la carrière et des anciens fours à chaux, la remontée vers Haut-le-Wastia
s’est faite au rythme de chacun tout en regardant les bords du sentier, au
départ sombre et humide puis plus clair et ouvert laissant voir la différence
de végétation suivant le biotope.
La Cardère
sauvage ou Cabaret des oiseaux a bien démontré son utilité de réservoir d’eau.

La Knautie
et la Scabieuse se faisaient face, la Tanaisie commençait sa floraison et les
chenilles de « Goutte de sang » achevaient de dévorer le Séneçon jacobée.
Un petit
bout de route à longer et la descente vers le départ commence dans un beau
sentier qui offre une superbe vue sur le paysage bucolique.

Ce sentier,
entouré d’une variété d’arbustes nécessaires pour les insectes et les oiseaux offre une ombre bienvenue
lorsqu’il fait chaud et un coupe-vent apprécié en hiver. (Prunellier, Aubépine,
Cornouiller, Viorne, Ronces et tant d’autres…)
Près de la
Molignée, quelques explications sur la reproduction des Libellules avec dessins
à l’appui, ont été données.
La balade
s’est terminée, se promettant de revoir cet endroit à une autre saison…
Merci à
notre guide dont la prochaine balade dans notre région aura lieu le samedi 5 août, entre Molignée et le village de Warnant. (annonce bientôt sur ce blog).
D’autres
photos sont visibles dans un album dédié, complétant ce texte, en cliquant ICI.
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