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PARTICIPANTS / 1885 JARDINS RECENSÉS /
51124 PAPILLONS OBSERVÉS
En
juillet, lors du Grand Recensement, les papillons ont été comptés
dans plus de 1800 jardins. Malgré cette belle mobilisation, il
s'agit de la moins bonne année en termes de participation depuis que
l’opération a été étendue d'un weekend à un mois, en 2019. La
météo peu favorable et la rareté des papillons communs,
principalement en début de période, pourraient expliquer cette
situation.
Un
mauvais départ
Fin
mai déjà, Natuurpunt, le pendant flamand de Natagora, communiquait
sur l'absence
inquiétante de papillons communs suite
à la sécheresse printanière. Un constat partagé, bien que la
situation ait alors été plus favorable en Wallonie pour des espèces
rares |
Cuivré de la Bistorte
|
,
telles que le damier de la succise ou le cuivré de la bistorte,
présentes dans des milieux plus riches en eau, notamment dans les
réserves gérées par Natagora. Ces résultats témoignent de la
résilience précieuse des réserves naturelles, qui jouent un rôle
essentiel dans la conservation de la nature dans nos régions.
Début
juillet, les papillons communs étaient donc peu présents, la
sécheresse du printemps ayant sans doute réduit la disponibilité
en nectar des fleurs dans nos jardins. Le retour de la pluie a
ensuite marqué le retour des papillons. Plus juillet avançait, plus
leur nombre augmentait. Une progression stoppée en fin de mois par
des faibles températures et des précipitations trop importantes,
puisque les papillons puisent leur énergie dans la chaleur du soleil
et craignent d'abîmer leurs ailes sous la pluie.
Quelles
observations ?
Parmi
les espèces recensées, le vulcain a réalisé son deuxième
meilleur mois de juillet, se hissant sur la deuxième marche des
espèces les plus vues au jardin (3ᵉ place en 2022), juste après
les piérides et devant le paon du jour. Le citron, peu
observé en 2022, remonte également dans le classement, renouant
avec sa fréquence habituelle.
 |
Moro-sphinx |
L’étonnant moro-sphinx, un
papillon migrateur, est aussi bien présent au jardin cette année.
Cette espèce est aisément identifiable à son vol stationnaire
semblable à celui des colibris. Il a été recensé dans près de
600 jardins.
Enfin,
d'autres espèces telles que le Robert-le-diable, la petite
tortue, la belle-dame et le myrtil ont connu un
mois difficile.
Urgent
: la nature a besoin d’espace
Face
au déclin des insectes et aux phénomènes extrêmes (inondations,
sécheresse…) liés au dérèglement climatique, Natagora appelle à
agir pour préserver la biodiversité. L'association encourage tous
les acteurs privés ou publics à préserver des habitats variés et
à aménager des espaces favorables à la biodiversité, que ce soit
dans les jardins, les sites gérés par les entreprises, les parcs ou
les espaces communaux. Natagora met en avant l'importance de
changer de vision et de modèle dans la gestion des espaces verts,
avec la conviction que des résultats positifs seront rapidement
atteints.
Certains
particuliers, communes et entreprises montrent déjà l'exemple en
jouant un rôle de pionniers, et Natagora invite chacun à leur
emboîter le pas. Pour plus de conseils pratiques, le Réseau
Nature de Natagora propose de nombreuses ressources pour le jardin à voir ICI.
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pourquoi pas étendre ses connaissances aux papillons de nuit ? :
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aimez le monde de la nuit ? Vous souhaiteriez en savoir plus sur la
faune nocturne ? Vous êtes invités à venir découvrir la magie de
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